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Le temps de la SE

De 1887 à 1940 : La SE au temps de la vapeur

C'est en 1882 que le département de la Somme décide la construction d'un ensemble de lignes secondaires à voie métrique destinées à compléter le réseau de la compagnie du Nord. Concédé à la Société Générale des Chemins de Fer Économiques (SE), cet ensemble est constitué de trois groupes principaux:

  • Le groupe reliant Doullens, Albert, Montdidier, Péronne, Ham;
  • La ligne Amiens-Aumale;
  • Le groupe des Bains de Mer, rayonnant autour de Noyelles-sur-Mer et complété par la ligne Abbeville - Dompierre-sur-Authie.


Ce dernier groupe comprend précisément:

  • Une ligne de Noyelles-sur-Mer au Crotoy ouverte le 1er juillet 1887 ;
  • Une ligne de Noyelles-sur-Mer à Cayeux-sur-Mer / Brighton-Plage via Saint-Valery-sur-Somme ouverte le 6 septembre 1887 ;
  • Une ligne de Abbeville à Dompierre-sur-Authie par Forest-l'Abbaye (dont un prolongement fort envisagé vers le Pas de Calais ne fut jamais réalisé) ;
  • Une ligne de Noyelles-sur-Mer à Forest-l'Abbaye, destinée essentiellement à assurer la liaison entre les deux ensembles précédents de manière à réaliser un réseau cohérent.

 

Ouverte le 1er juillet 1887, la ligne Noyelles – Cayeux se décompose en deux sections, de part et d’autre de Saint Valery : La section Noyelles - Saint Valery sur Somme empruntait la plate-forme et l'estacade de la ligne à voie normale de la Compagnie du Nord.

A cet effet, cette section fut alors établie en quatre files de rails, c'est à dire que la voie métrique était posée à l'intérieur de la voie normale et leurs axes médians étaient confondus.

 



A partir de cette époque, une convention lie la Compagnie du Nord et la SE :
Le trafic voyageurs entre Noyelles et Saint-Valery est assuré par la SE, le trafic marchandises local est effectué dans les wagons à voie métrique de la SE, mais les machines de la SE tractent aussi les wagons de la Compagnie du Nord, moyennant rétribution. Pour ce faire, les machines de la SE sont équipées d’un double système de tamponnement et peuvent indifféremment tracter des wagons à voie métrique et à voie normale.

La SE utilise des 031 construites entre 1889 et 1897 par la SACM et les Ateliers de la Chapelle, dont l’esthétique est caractéristique de cette époque. Tarant de 19,5 à 21 tonnes, ces machines furent rapidement rejointes par deux autres machines identiques mutées notamment du réseau de l’Allier.


 

En 1908, ce parc fut complété par trois 130 Blanc-Misseron pour faire face à l’augmentation du trafic. Le parc de voitures est constitué de matériels à bogies à l’aspect similaire à la voiture Salon que préserve le CFBS.

Offrant un panachage des 3 classes alors en vigueur, elles permettent d’assurer l’ensemble des trains mis en marche (jusqu’à onze courses sur la section Saint-Valery / Noyelles en mai 1914 !). Le parc marchandises a compté jusqu’à 900 wagons et fourgons, dont l’immense majorité était des tombereaux utilisés pour le transport des betteraves. Parmi ces derniers figuraient 32 véhicules à bogies, dont les photographies sont aujourd’hui extrêmement rares.

La section Saint-Valery – Cayeux est établie avec de longs alignements et avec un profil relativement facile, hormis deux rampes de part et d’autre du « Mont Blanc », une colline située à la sortie de Saint Valery, que le train escalade via des rampes de 18 0/00 environ. Il existe trois arrêts intermédiaires : Les haltes de Routhiauville et Hurt, et la gare de Lanchères.
 

La section Noyelles – Le Crotoy a été ouverte le 6 septembre 1887. Etablie sur une zone relativement plate, son profil est plutôt facile, en dépit des nombreuses courbes et contre-courbes. Elle dessert deux haltes : Favières et Morlay.

 

A l’inverse, la ligne de Noyelles à Forest l’Abbaye est établie à l’économie et cela se ressent fortement sur le profil : de nombreuses rampes et des courbes serrées limitent le tonnage admissible sur cette ligne, conçue pour relier la ligne de Abbeville à Dompierre avec le reste du Réseau des Bains de Mer et ainsi faciliter l’entretien du matériel affecté à la ligne                                                                      d’Abbeville.

 

Dès le début, le trafic est très important tant en service voyageurs (les stations balnéaires et les bains de mer se développent) qu'en service marchandises, soutenu par l'importance du port de Saint-Valery, dont l'ensablement progressif n'empêche pas encore l'entrée des cargos.

Par ailleurs, un important trafic betteravier a lieu chaque année entre les terres cultivées au nord du réseau (Forest-l'Abbaye notamment) et la râperie située à Lanchères. Cette dernière est même embranchée au réseau et possède son propre triage ainsi que ses locomotives. Il existe aussi un flux non négligeable de galets et produits dérivés (poudre de silice, notamment) depuis une entreprise de Cayeux jusqu'à Noyelles. Les coques ramassées par les pêcheurs en baie sont également expédiées par le train.

 

En 1911, la baie s’est déjà ensablée et la mer ne vient plus jusqu'au pied de l'estacade qu'à l'occasion de quelques grandes marées. Aussi, devant l'état de vétusté de cette estacade nécessitant de gros investissements, il est procédé à son remplacement par une levée de terre.

 

La Grande Guerre vient bouleverser le Réseau : Les combats proches (L’est du département a été le théâtre d’affrontements extrêmement durs) ont fait de Saint-Valery un port d’approvisionnement actif, et le réseau a été modifié pour s’adapter à la réalité de la guerre : Des voies sur le port ont été converties de la voie métrique à la voie normale, pour améliorer la capacité de déchargement, et la réalisation la plus marquante a été la construction en 106 jours d’un itinéraire stratégique reliant Ponthoile à Feuquières, visant à doubler la ligne Amiens/Calais, celle-ci étant, d’une part, trop proche des combats et risquant donc d’être interceptée, et, d’autre part, insuffisante en terme de débit.

 

Après la reconstruction liée aux dommages de la guerre, l’entre-deux guerres fut une période relativement prospère pour le Réseau, avec le développement d’activités économiques reliées au rail.

Par exemple, en 1924, une cosseterie, réputée la plus moderne d’Europe, fut installée à Saint-Valery Canal. Elle rôtissait la chicorée qui était ensuite expédiée à Orchies (Nord). Le réseau reçu aussi plusieurs matériels pour remplacer ceux disparus à cause de la guerre. C’est ainsi que Manage (Belgique) fabriqua 18 voitures à bogies et plateformes d’extrémité, dont les exemplaires préservés et reconstruits font aujourd’hui la fierté du Chemin de Fer de la Baie de Somme.

C’est aussi à cette époque qu’arrivent des locomotives à vapeur type 130 Haine Saint Pierre, proches de celle restaurée par le CFBS en 1998. Le parc est aussi complété par des matériels issus d’autres réseaux (130T Buffaud et Robatel) ou loués auprès de la 10ème Section des Chemins de Fer de Campagne (des 031T construites par Baldwin).

 

Dans les années 30, face au déclin de la fréquentation sur le Réseau, il est décidé d’expérimenter des autorails.

Une première expérience semble peu concluante et il faudra attendre 1935 pour que le Département de la Somme lance une consultation pour acquérir 10 autorails.

De Dion sortira vainqueur de cet appel d’offres et fournira en février 1936 des autorails à deux essieux de type NJ 4, numérotés SE M1 à M10. Trois seront affectés au réseau des Bains de Mer. Ils seront rejoints par un autorail De Dion NR, issu du Réseau Breton. Numéroté M21, il fut réceptionné à Saint Valery en mars 1940.

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