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Le CFBS

 De 1970 à nos jours : Le CFBS

Au cours de l'été 1969, quelques amateurs se réunissent et rencontrent les autorités locales pour étudier la possibilité de sauvegarder la ligne du Crotoy par une exploitation touristique. En parallèle est créée l'association du "Chemin de Fer de la Baie de Somme" : le CFBS.

Quelques expériences déjà réalisées en France (Pithiviers, Abreschwiller, Vivarais,…) sont très prometteuses. Un projet est présenté au Conseil Général de la Somme qui se montre très intéressé. On espère un temps pouvoir exploiter en touristique dès l'été 1970 mais des difficultés tant techniques qu'administratives obligent à repousser le projet                                                                                 jusqu'à l'année suivante.


L'année 1970 n'est pas une année perdue pour autant, loin s'en faut!

Les quelques bénévoles présents commencent à se préparer et à rassembler du matériel. C'est notamment l'arrivée des deux premières locomotives à vapeur, deux petites 020 récupérées chez un entrepreneur de travaux publics, les Etablissements Paul Frot, sis à la Chapelle St Luc, près de Troyes.
Celles-ci, heureusement, sont en fort bon état. Les premiers travaux de désherbage et remise en état de la gare du Crotoy, ainsi que le début des travaux de voie, font que les occupations ne manquent pas.
 

 

Enfin, le premier train circule le 4 juillet 1971 avec la locomotive n°25, une 020 Corpet-Louvet ex-Entr. Paul Frot affectueusement surnommée « la verte », récemment remise en marche grâce à un ancien mécanicien vapeur de la SNCF.


Environ 2000 voyageurs seront transportés cette année là. Cela peut paraître faible, mais pour l'époque, alors que peu de gens croyaient encore à ce projet de chemin de fer touristique, ce n'est déjà pas si mal.

L'année 1972 verra la remise en marche d’une seconde locomotive 020 Corpet-Louvet ex-Entr. Paul Frot surnommé cette fois « la marron », restaurée pendant l'hiver par un bénévole qui y passera tous ses week-ends. Elle effectuera ses premières marches d'essai au mois d'août et assurera les trains de fin de saison.

 



L'année 1972 se termine par la fermeture de la ligne de Cayeux
, une véritable catastrophe pour le CFBS dont beaucoup d'élus locaux attendent qu'il la reprenne : Si le CFBS doit faire face, c'est tout de suite ou jamais. Il n'est pas prêt mais il n'a pas le choix. De ce fait, l'exploitation se complique singulièrement, car il faut desservir trois stations balnéaires, Le Crotoy, Saint-Valery et Cayeux.




Le CFBS ne dispose toujours que de deux locomotives à vapeur. Heureusement, il récupère un autorail et trois locotracteurs diesels, mais ceux-ci sont hors d'usage. Il parviendra aussi à récupérer l’autorail OC1 n°X 157 ex-SE / Réseau Breton, en remplacement du n°X 158, muté en Corse.


Là aussi, pendant plusieurs années un bénévole seul, le même qui a passé ses week-ends sur « la marron », s'affaire sur les locotracteurs pour les faire tourner tant bien que mal. Mais, généralement, lorsque l'un commence à tourner, l'autre tombe en panne. Quant au troisième, il est sur cales depuis plusieurs années, suite à un déraillement. Il faudra pratiquement attendre le début des années 80 pour que les deux locotracteurs n°351 et 352 fonctionnent simultanément de façon régulière.

 

Parallèlement aux activités du dépôt, d'importants travaux de voie sont entrepris sur la ligne du Crotoy, la plus fréquentée à l'époque. Dès le milieu des années 70, le trafic augmente sensiblement et les quelques voitures en bois "Somme" encore utilisables sont notablement insuffisantes.


A l’époque, il n'est pas à la portée de l'Association de restaurer les voitures "Somme" hors service. L'argent et le temps manquent. Il faut se tourner vers l'achat de matériel d'occasion en bon état, et des compagnies de chemins de fer suisses mettent justement en vente les voitures adaptées. Ce seront ainsi les arrivées successives de plusieurs lots de voitures, toutes à plates-formes d'extrémité et à carrosserie tôlée : celles que l'on appelle aujourd'hui les "voitures suisses".




Les premiers travaux importants de restauration de machines à vapeur sont entrepris par des bénévoles avec les remises en service de la 031 Buffaud-Robatel n°3714 ex-SE Seine & Marne et de la 030 Pinguely n°101, ex-Chemin de fer du Morbihan.

C'est au début des années 80 que l'activité de l'Association et le rôle touristique et plus encore du chemin de fer en Baie de Somme commencent à être reconnus. A partir de cette époque, grâce à l'aide du Syndicat Mixte d'Aménagement de la Côte Picarde, le CFBS peut entreprendre des grands travaux d'investissement tels que la restauration et l'agrandissement du dépôt de Saint Valery Canal, la construction d'un hangar à voitures, la restauration et, plus récemment, la reconstruction de voitures "Somme".

Fin 1998 est mise en service une locomotive type 130 Haine Saint Pierre entièrement reconstruite, la 15 ex-VFIL Oise. Il s’agit de la première reconstruction avec une chaudière neuve. Elle sera suivie par une locomotive construite par les Etablissements Cail à Denain (Nord) pour les travaux de construction du Canal de Panama, que le CFBS a récupérée, restaurée et remise en service en 2003 (la 130 Cail n°1 ex-FCPR).

En 2000, la ligne de Cayeux, depuis longtemps interdite aux machines à vapeur à cause de sa vétusté, est enfin entièrement reconditionnée et la gare de Cayeux a été refaite de fond et comble grâce au soutien indéfectible des élus et collectivités locales.
La gare du Crotoy a suivi le même chemin, puis celles de Saint-Valery-Ville et de Lanchères-Pendé. Les sorties d’ateliers s’échelonnent tous les 2 à 3 ans, et permettent ainsi de disposer de la n°3714 (031 Buffaud & Robatel ex-SE Seine & Marne) avec une chaudière neuve, de la 130 Corpet et Louvet n°1 ex-Chemin de fer Départementaux de l’Aisne restaurée avec le même souci du détail.

Puis, en 2009, c’est la sortie d’une machine mythique : La 230 Fives-Lille n°E.332 ex-SE / Réseau Breton.
Les voitures suivent le même rythme et l’acquisition de 6 voitures en provenance du réseau Berner Oberland Bahn (Suisse) permet de renforcer un parc utilisé intensivement. Leur mise en service permet de reconditionner les vernis des voitures en bois. Désormais, le Réseau des Bains de mer est un ensemble remarquablement préservé et entretenu qui accueille plus de 185 000 voyageurs par an, en maintenant son insertion dans le microcosme local.
 

Aujourd’hui, sa place dans l’organisation du territoire local et le sérieux de ses équipes en font un interlocuteur incontournable pour les projets de développement de la Cote Picarde. Et le CFBS essaie de se placer dans la lignée des pionniers du 19ème siècle, en agissant comme un acteur touristique et du transport responsable, soutenant le développement de cette belle région qu’est la Baie de Somme, classée désormais Grand Site de France.

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