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Les stations au temps des Bains de mer

Cayeux sur mer
La plage est le principal lieu de réunion de la station. Un guide touristique de 1895 relate que :  L´après-midi, les baigneurs ont coutume de se réunir dans leurs cabines, disposées à la file sur les galets, devant lesquelles court un long chemin de planches ; les femmes travaillent, les hommes lisent ou jouent aux cartes ou aux dominos, les enfants se livrent à leurs joyeux ébats, et ainsi se passe une douce vie de famille, simple et bourgeoise, sans étiquette, mais d´une grande monotonie.
L’une des distractions des baigneurs est de regarder le passage des navires qui se rendent au port de Saint-Valery et restent au mouillage au large en attendant le pilote. Le port du Hourdel est aussi un but d'excursion.
Les guides parlent aussi de la pêche aux coques et à la crevette, des jeux de tennis et croquet sur la plage découverte à marée basse.
Dans les années 1910 se développent des fêtes de l'aviation, avec des démonstrations des frères Caudron, qui viennent du Crotoy, sur la plage de Cayeux. Par ailleurs, l'aéroplage, ancêtre du char à voile, connaît ses premiers adeptes. Les enfants en possèdent en modèle réduit et sont l'objet de concours de vitesse.
Durant l'entre deux guerres, Cayeux-sur-Mer vante sa plage de sable découverte à marée basse, longue de 14 kilomètres (guide de 1929). Les guides vont jusqu'à affirmer que les pluies sont le plus souvent nocturnes, le vent nettoie l'atmosphère. Ce vent est pourtant contre-indiqué aux tuberculeux, ce qui assure les baigneurs de la non contamination de la plage de santé comme elle est nommée.
La clientèle de la station bénéficie, comme l'ensemble des stations de la Côte picarde, de l'engouement des Parisiens, largement majoritaires en tant que maîtres d'ouvrage de maisons de villégiature.
Les cabines de bain, positionnées en haut de la digue de galets, sont devancées par un chemin de planches, parallèle à la mer.

Brighton-les -Pins
A la fin du 19e siècle, une plage longeait encore les actuelles rue du Général-Leclerc et route Blanche. Cela se nommait le « Bois d’Amont ». Progressivement envahie par les galets, elle s'ensable depuis les années 1910 et fait reculer le trait de côte, de façon que le phare se trouve progressivement éloigné de celle-ci. A la fin du 19e siècle, face au succès de la station de Cayeux, un groupe d'investisseurs londonien se lance dans l'aménagement du « Bois d’Amont » et le baptiseront « Nouveau Brighton » en référence à la station anglaise.
Le bois de pins en place est le principal atout de Brighton : en cette fin de 19e siècle, l´exposition au soleil n´est pas encore à la mode. Au contraire, les baigneurs se protègent de ses rayons, les femmes se cachent sous des ombrelles et des voilettes. La présence d´un bois ne peut que les satisfaire, d´autant plus qu´il est presque providentiel sur ce coin de littoral battu par les vents. De même, on attribue des qualités médicinales à ce bois, qui dégage des effluves balsamiques, combinées à l´air iodé venant du large. A tel point que les promoteurs du site surnomment Brighton 'l'Arcachon du Nord'.
Les spéculateurs comptent sur un arrêt de la voie ferrée arrivée à Cayeux en 1887, près de Brighton, au niveau du bois de pins. En 1890, une demande est déposée à la municipalité pour établir un chemin de fer Decauville entre la gare et Brighton.
Rapidement, un hôtel-casino est construit afin d'héberger et de distraire les premiers visiteurs. A partir de 1898, la Société est autorisée à placer des cabines de bains sur les terrains domaniaux. Des villas sont élevées très rapidement. Mais le site perd peu à peu de son intérêt. Avec l'avancée du trait de côte vers le large, l'accès à la mer devient de plus en plus difficile au cours de l'entre-deux-guerres. En 1917, une forte tempête recouvre une grande partie du site le plus proche de la mer. De même, l'ensablement de cette zone s'accompagne d'une incursion de plus en plus fréquente des sables dans les rues du lotissement et l'obstruction des accès aux villas. La Seconde Guerre mondiale marque une rupture importante au sein de la station. Le 31 août 1944, le phare est détruit, reconstruit en septembre 1951. 3600 arbres ont été coupés par les troupes d'occupation, utilisés comme bois de chauffage ou constructions militaires diverses et de nombreuses villas sont détruites par l'armée d'occupation allemande.
 
Le Crotoy
Le village du Crotoy est issu d'une ancienne place forte cernée d'une enceinte. L'église paroissiale est reconstruite en 1865 mais préserve une tour-clocher du 12e siècle [fig. 7 et 8]. Une seconde église, dont il ne subsiste plus rien, occupait les dunes de l'actuel quartier de l'Aviation (église Saint-Pierre). Un certain nombre de moulins à vent étaient construits le long de la plage, hors la ville, profitant des vents d'ouest. Plus aucun ne subsiste actuellement. Le village reste pendant de nombreux siècles enserré derrière l'enceinte urbaine. Ce n'est qu'avec l'apparition de la pratique des bains de mer que le village connaît une croissance hors les murs, le long de la baie de Somme.
Dès 1846, un an avant l'inauguration de la ligne de chemin de fer Amiens-Boulogne, Guerlain obtient la concession de terrains municipaux afin d'y installer un établissement de bains (emplacement Résidence Pierre & Vacances actuellement). Un conflit avec l'architecte, puis une crise financière en 1847 et la crise de Février, obligent le parfumeur parisien à suspendre le projet. Ayant acquis des terrains plus favorables, il décide d'établir un établissement sur ces lots acquis. Il avait été précédé de quelques années par un certain Jean-Baptiste Fanthomme, qui construit sous la 'butte du moulin', au pied de l'enceinte, un premier établissement de bains chauds et froids, consistant en une petite construction en bois. En 1857, un certain Simon Benoît fonde un troisième établissement de bains. La plage du Crotoy, orientée au sud, est très attractive. Les maisons de villégiature sont construites le long de celle-ci. L'arrivée du train en 1887 favorise une extension urbaine vers le nord. Le village se transforme en station balnéaire grâce à une activité saisonnière en essor constant pendant toute la 1ère moitié du 20e siècle. La clientèle est attirée par une plage orientée au sud, vantée comme étant la seule au Nord de la France. A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, les bains de mer et le repos sur la plage sont les activités de prédilection de l'estivant. Les promenades à pied font aussi partie de l'emploi du temps quotidien : l'excursion vers les cabanes de pêcheurs, situées en bord de mer sur la commune de Saint-Quentin-en-Tourmont est gage de pittoresque, de même que le panorama depuis la Butte du moulin est un but de promenade, tandis que les enfants sont promenés à dos d'âne. Pour les hommes, la chasse aux oiseaux et aux phoques en baie de Somme fait partie des activités

Saint valery
Saint-Valery-sur-Somme est riche d'un patrimoine architectural ancien toujours visible. Vers 1756, la carte de Cassini montre deux agglomérations bien séparées : Saint-Valery-sur-Somme, derrière son enceinte, et la Ferté, autour du port. Près de la gare actuelle se concentraient les chantiers de construction navale, ce qui valait à ce faubourg l'appellation de 'Chantier'. Des corderies, anciennement situées sur les hauteurs de la Ferté, témoignaient de l'importance de cette activité maritime. Face au port, un entrepôt aux sel est construit vers 1734-1737. Les édifices religieux assurent l'exercice du culte dans chaque quartier : l'église paroissiale Saint-Martin est établie derrière les murs de la Ville-Haute, le quartier des pêcheurs possède une chapelle Saint-Pierre, construite sur les hauteurs, et une chapelle des marins est construite près du Cap Hornu. Un château défensif fondé au 9e siècle occupait l'angle sud-ouest de la Ville-Haute.
Un hôpital est lui aussi construit hors les murs, entre la Ville-Haute et le Romerel.
Sur la place des Pilotes, un tribunal de commerce est construit en 1870 par Louis Daullé. La ville est aussi riche d'un habitat ancien, dans la Ville-Haute et la Ville-Basse, où l'on trouve des maisons de pêcheurs, notamment au Courtgain, et des maisons de notables, le long du Quai Perrée. La ville connaît une évolution fonctionnelle et structurelle à la suite de l'apparition des bains de mer. Depuis les années 1830, une relation maritime trans-manche assure le transport de marchandises et de quelques touristes : une société est mise en place pour relier Londres à Abbeville par Saint-Valery, grâce au vapeur l'Eclipse. Par ailleurs, à partir de 1847, les voyageurs effectuant la liaison Paris-Boulogne par voie ferrée peuvent s'arrêter à la gare de Noyelles-sur-Mer. A cette époque, l'activité de chasse à la hutte dans la baie de Somme attire de nombreux voyageurs qui s'adonnent aussi à une seconde activité à la mode, les bains de mer. Des bains sont aménagés dans la commune au début des années 1850, au pied de l'enceinte urbaine : nommés les 'bains de la ville', ils sont mis en adjudication par la municipalité en 1854 avec obligation d'aménager les ruines de la Tour Harold en salon pour les baigneurs. En 1857, un second site est exploité en face du port : les 'bains de la Ferté'. Cette activité balnéaire s'accroît à la suite de l'arrivée du train à Saint-Valery-sur-Somme en 1858, qui assure le transport direct des voyageurs parisiens. Ces pratiques balnéaires et l'économie touristique qu'elle induit sont alors un complément d'activité pour la population locale. La ville connaît un développement urbain au bord de la Somme. Des hôtels de voyageurs sont établis dans d'anciennes habitations, au pied de la vieille ville, et quelques maisons de villégiature sont construites le long de la baie, au sein du quartier du Romerel. Un casino municipal destiné à distraire les baigneurs est établi le long de cette même digue. Outre les bains, les touristes sont attirés par l'ambiance médiévale qui se dégage de la ville. Les excursions à pied ou en bateau sont parmi les occupations les plus fréquentes : le remorqueur 'Le Picardie' qui avait pour mission de guider les bateaux dans le port de Saint-Valery assure en plus des promenades pour les touristes.

Source : Inventaire du patrimoine culturel des hauts de France

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