Horaires

Septembre 2017

Lu
Ma
Me
Je
Ve
Sa
Di
 
 
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
 

Histoire des Bains de Mer

Les établissements de bains et cabines de bain de la Côte picarde
Les établissements de bains sont les premiers équipements installés sur les plages pour y accueillir les baigneurs, le plus souvent, avant l'arrivée du train dans chaque station.

Les établissements de bains froids, qui permettent de se baigner directement dans la mer, sont caractérisés par la présence de cabines de bains, louées au baigneur qui peut s'y déshabiller à l'abri des regards.
Établies au plus près de la mer, ces cabines sont généralement placées sur la plage, et donc sur le Domaine public maritime : le propriétaire de ces cabines se doit alors d'obtenir une concession auprès de l'Administration.
Dans le même temps, une police des bains de mer est établie, régissant les prix de location des cabines et autres services, ainsi que le bon usage des bains, où les représentants des deux sexes sont souvent séparés.

 
Les établissements de bains chauds, comme dans les établissements thermaux, disposent de baignoires et de salle de préparation et d'attente.

Les sources qui documentent les établissements de bains de la côte picarde permettent d'établir une chronologie des premiers bains :
- 1846 (vers) : bains de mer au Crotoy, installés par Jean-Baptiste Fanthomme, marchand de draps (1836), qui se déclare directeur des Bains dans le recensement de 1851 [arrivée du train en 1887]
- 1847 : inauguration de la ligne Amiens Boulogne avec arrêt à Noyelles-sur-Mer
- 1850 : établissement de bains Guerlain au Crotoy
- 1852 : bains à Cayeux-sur-Mer, installés par François Dufresne, forgeron et cafetier [arrivée du train en 1887]
- 1854 : adjudication par la municipalité de Saint-Valery-sur-Somme des 'bains de la ville', avec obligation d'aménager les ruines de la Tour Harold en salon pour les baigneurs [arrivée du train en 1858]


Le premier établissement de bains serait celui du Crotoy, établi par Jean-Baptiste Fanthomme vers 1846, date à laquelle la municipalité du Crotoy lui concède une partie de la plage, située sous les remparts de la vieille ville. Les cabines de bains étaient en bois.
En 1846, le parfumeur Pierre Guerlain dont la famille est originaire d'Abbeville, obtient lui aussi des parcelles communales en bordure de la plage du Crotoy, mais déplace ses projets et fait construire un établissement de bains 'en dur', sur les hauteurs de la ville encore en partie close. L'édifice sert de lieu de repos et de salon, des cabines de bains étant mises à disposition des baigneurs.

 
A cette époque, un casino est souvent associé à l'établissement de bains, chauds ou froids. L'édifice sert alors d'abri aux baigneurs, en cas de pluie ou de fortes chaleurs.
C'est un lieu de réunion, où l'on peut lire et où l'on joue pour se distraire, mais sans jeux d'argent.
Ainsi, peu de temps après avoir construit ses cabines, Jean-Baptiste Fanthomme fait construire un 'casino', simple lieu de repos.

 
A partir des années 1870, les municipalités décident de prendre en main leurs propres aménagements et associent établissements de bains et casino dans leurs programmes. Ainsi, à Cayeux-sur-Mer, l'établissement de bains chauds est établi dans les sous-sols du casino, vers 1880.

La mode des bains chauds se dissipant au début du 20e siècle, les établissements de bains chauds disparaissent progressivement pour ne laisser aujourd'hui aucune trace visible.

Seules les cabines de bains ont résisté au temps et témoignent de l'ancienne pratique thérapeutique des bains de mer.
Enlevées à chaque fin de saison, elles réapparaissent sur les plages à la fin du printemps.
Au Crotoy, les cartes postales anciennes montrent que des cabines disposaient de roues afin de pouvoir les déplacer dans la mer. Les cartes postales du début du 20e siècle montrent qu'il s'agit de cabines fixes en bois et de tentes de plage
A Cayeux-sur-Mer, ces cabines sont toutes identiques et portent des noms de villes ou des régions françaises. Elles sont devancées par un chemin de planche facilitant la déambulation sur les galets, établi dès 1896.

Source : Inventaire du patrimoine culturel des hauts de France

Les dernières
actualités

La chaîne régionale WEO sur le CFBS

04/09/2017

une vidéo tournée par la chaîne régionale en cliquant sur ce lien

En savoir +

Une centenaire alerte

21/07/2017

Les travaux de restauration de la Buffaud & Robatel 3714, classée Monument Historique, viennent de se terminer. Après deux ans et demi de...

En savoir +

Une voiture équipée pour l'accueil des personnes à mobilité réduite.

28/06/2017

Depuis 2 ans, le CFBS avait pour projet la mise en service d'une voiture autorisant l'accès aux personnes à mobilité réduite.

Après avoir...

En savoir +